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DOSSIER DOCUMENTÉ

Violences post-électorales de 2016

Claudine Aïcha Tsoumbou

Témoignage, assistance aux victimes, documentation des disparitions et engagement pour la vérité et la réparation.

Crimes politiquesDisparitions forcéesViolences publiques
Témoignage documentéRapport source · page 115
Illustration du dossier Claudine Aïcha Tsoumbou
Image et éléments documentaires issus du rapport de l’association.

Parcours et engagement auprès des victimes

Claudine Aïcha Tsoumbou est une militante gabonaise engagée dans la défense des droits humains et la protection des victimes des violences politiques. Infirmière de profession, elle s'est fait connaître à la suite des événements post-électoraux d'août 2016, lorsqu'elle s'est impliquée dans l'assistance aux personnes blessées lors de l'intervention des forces de sécurité au quartier général de l'opposition à Libreville. Présente lors de ces événements, elle affirme avoir apporté une assistance médicale aux blessés et avoir participé au recensement des victimes. Son engagement s'est progressivement transformé en une démarche de documentation des violations alléguées des droits humains, notamment concernant les personnes décédées, blessées ou portées disparues après les violences ayant suivi l'annonce des résultats de l'élection présidentielle de 2016. Son parcours illustre celui de nombreuses victimes devenues acteurs de mémoire et de justice, qui, après avoir été directement confrontées à des événements violents, choisissent de documenter les faits et de porter la voix d'autres victimes qui ne disposent pas toujours des moyens d'accéder aux institutions judiciaires.

Son rôle lors des violences post-électorales de 2016

Lors de l'attaque du quartier général de Jean Ping dans la nuit du 31 août au 1er septembre 2016, Claudine Aïcha Tsoumbou affirme avoir été présente sur les lieux en qualité de soignante. Selon son témoignage, elle aurait participé à la prise en charge des blessés et à l'organisation d'un dispositif permettant aux familles de signaler les personnes disparues après les affrontements. Elle indique notamment avoir mis en place un cahier d'enregistrement destiné à recueillir les informations relatives aux personnes recherchées par leurs proches parmi les blessés transférés vers la clinique Chambrier à Libreville. Ces informations auraient ensuite été transmises à une cellule de crise mise en place par l'opposition afin de documenter les décès, les blessures et les disparitions signalées. Cette démarche fait d'elle une témoin importante dans le débat sur l'établissement de la vérité concernant les violences post-électorales de 2016, particulièrement dans un contexte où l'absence d'enquête indépendante complète a laissé subsister de nombreuses interrogations sur le nombre réel de victimes et les circonstances exactes des décès et blessures.

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