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DOSSIER DOCUMENTÉ

Décès de mineurs et responsabilité

Élèves du CES d’Akébé

Décès survenus en mai 2018, conclusions publiques, controverses et interrogations persistantes.

Disparitions forcéesViolences publiquesGouvernance
DocumentéRapport source · page 26
Illustration du dossier Élèves du CES d’Akébé
Image et éléments documentaires issus du rapport de l’association.

Contexte

À la fin du mois de mai 2018, un groupe d'élèves du CES public d'Akébé-Ville, à Libreville, se rend à la plage dite Tropicana. Selon les autorités, plusieurs adolescents se baignent malgré des conditions maritimes dangereuses. Le lendemain, les secours repêchent des corps sur cette plage. Très rapidement, des publications sur Facebook, WhatsApp et d'autres réseaux sociaux affirment qu'une dizaine, voire une quinzaine d'élèves auraient disparu ou auraient été retrouvés morts, alimentant une forte émotion dans le pays.

Chronologie

25 mai 2018 Des élèves du CES d'Akébé se rendent à la plage Tropicana. Plusieurs se baignent. Certains disparaissent en mer. 26 mai 2018 Les secours retrouvent successivement les corps de trois élèves du CES : Marifoune Sissoko René Wariss Nziengui Darlin Stessy Boukika Tous étaient élèves de classe de 4ᵉ selon le parquet. 4 juin 2018 Le corps d'un autre jeune, Jacques Essono Edou, élève d'un autre établissement (École primaire Sainte Monique selon le parquet), est retrouvé sur une autre plage. Les autorités précisent qu'il ne faisait pas partie du groupe du CES d'Akébé. 11 juin 2018 Le procureur de la République, Steeve Ndong Essame Ndong, tient une conférence de presse pour répondre aux rumeurs. Il déclare que les investigations de la Police judiciaire et de la police scientifique n'ont permis d'établir que trois décès d'élèves du CES d'Akébé et indique qu'aucune plainte pour disparition massive n'a été enregistrée. Disparitions forcées et crimes rituels 27

La controverse

L'affaire a rapidement dépassé le simple fait divers en raison de plusieurs facteurs : diffusion rapide de rumeurs faisant état de 10 à 15 victimes ; absence de communication officielle dans les premiers jours ; climat de méfiance envers les institutions ; forte mobilisation sur les réseaux sociaux. Certaines publications ont évoqué des enlèvements ou des crimes rituels, sans que ces allégations ne soient confirmées par l'enquête judiciaire.

Position officielle des autorités

Le procureur de Libreville a soutenu que : seuls trois élèves du CES d'Akébé avaient été repêchés ; les informations évoquant quinze morts relevaient de « fake news » ; aucune disparition supplémentaire n'avait été signalée auprès du parquet ou des services de police judiciaire.

Réactions de l'opinion publique

L'affaire a suscité : une forte émotion nationale ; des critiques sur la lenteur de la communication officielle ; des interrogations sur l'encadrement des sorties de jeunes en milieu marin ; un débat sur la propagation de fausses informations sur les réseaux sociaux.

Réactions de l'opinion publique

Plusieurs familles ont exprimé des réserves concernant l’explication officielle d’une simple noyade accidentelle. Elles ont demandé que toute la lumière soit faite sur les circonstances ayant conduit à la disparition puis au décès des adolescents. Les proches des victimes ont notamment réclamé une enquête approfondie ainsi qu’un examen médico- légal permettant d’établir avec davantage de précision les causes des décès. Leurs préoccupations portaient également sur l’accès aux informations judiciaires disponibles et sur la nécessité d’obtenir des réponses claires concernant le déroulement exact des événements. Ces demandes traduisent une volonté de voir appliquer les principes fondamentaux liés au droit à la vérité et au droit des familles à connaître les circonstances de la mort de leurs proches.

Conclusion

L'affaire des élèves du CES d'Akébé est devenue un cas emblématique de la manière dont une tragédie réelle — la noyade de trois collégiens — a été amplifiée par des rumeurs de disparition massive, dans un contexte de défiance envers les autorités. Les conclusions officielles ont retenu la noyade accidentelle de trois élèves du CES d'Akébé, sans preuve publique d'un nombre supérieur de victimes ou d'un acte criminel organisé. Disparitions forcées et crimes rituels 28

Contexte et déroulement des événements

Le 25 mai 2018, plusieurs élèves du CES d’Akébé, situé à Libreville, ont disparu après s’être rendus à la plage dans le cadre d’une sortie entre camarades. Cet événement a suscité une vive émotion au sein de la population gabonaise, en raison de l’âge des victimes et des interrogations apparues rapidement concernant les circonstances exactes de leur disparition. Dans les jours qui ont suivi, les autorités ont annoncé la découverte des corps de plusieurs adolescents, parmi lesquels Darlin Stessy Boukika, âgé de 14 ans, Warris Nziengui, âgé de 15 ans, ainsi que Marifoune Sissoko. Les services de secours ont procédé aux opérations de recherche et de récupération des corps en mer ou à proximité du rivage. Les premières informations communiquées par les autorités ont privilégié l’hypothèse d’une noyade accidentelle. Selon cette version, les décès seraient survenus lors d’une baignade dans une zone maritime ne disposant pas d’un dispositif permanent de surveillance, dans un contexte de sortie non encadrée.

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