Arrestation et détention
Le 27 février 2022, Jean-Rémy Yama a été arrêté à l’aéroport international de Libreville alors qu’il devait se rendre à Dakar, au Sénégal, notamment pour des raisons médicales. Selon les organisations de défense des droits humains, il a d’abord été conduit par des agents de la Direction générale des contre-ingérences et de la sécurité militaire (B2) avant d’être présenté à la justice. Le 2 mars 2022, il a été placé en détention provisoire à la prison centrale de Libreville dans le cadre d’une affaire judiciaire portant sur des accusations d’escroquerie, d’abus de confiance et de détournement de fonds liées à la société immobilière SCI Serpentin, dont il avait été cogérant. Les autorités judiciaires soutenaient que l’affaire relevait du droit commun. Toutefois, ses avocats et plusieurs organisations de défense des droits humains ont estimé que les poursuites pouvaient être liées à son engagement syndical et citoyen. La Fédération internationale pour les droits humains (FIDH) et l’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits humains ont dénoncé ce qu’ils considéraient comme une détention arbitraire et un harcèlement judiciaire.
Conditions de détention et état de santé
Durant sa détention, des inquiétudes ont été exprimées concernant son état de santé. Des organisations de défense des droits humains ont indiqué qu’il souffrait de problèmes médicaux nécessitant une prise en charge adaptée et ont demandé aux autorités gabonaises de garantir son intégrité physique ainsi que l’accès aux soins. La question de la compatibilité entre son état de santé et la prolongation de sa détention provisoire a constitué l’un des principaux sujets de préoccupation soulevés par ses soutiens.

