Contexte général social.
En décembre 2023, à la suite d’un mouvement de grève au sein de la Société d’Énergie et d’Eau du Gabon (SEEG), portant 3. Allégations de mauvais traitements et d’humiliation notamment sur le paiement de la prime dite À leur libération, plusieurs sources indiquent que les du « 13ᵉ mois », plusieurs responsables syndicalistes ont été victimes de traitements syndicaux ont été convoqués puis privés de dégradants. Il est notamment rapporté que certains liberté par des services de renseignement d’entre eux auraient eu le crâne rasé avant leur remise militaire. en liberté. Selon plusieurs sources médiatiques Ces faits ont été largement dénoncés par des concordantes, ces interpellations sont acteurs de la société civile et des organisations intervenues dans un contexte de tensions syndicales comme constituant des actes sociales liées aux revendications des d’humiliation et de stigmatisation à l’encontre de travailleurs de la SEEG. représentants syndicaux.
Conclusion
Ces événements soulèvent des préoccupations au regard des normes internationales relatives : au droit à la liberté et à la sécurité de la personne, à la protection contre les traitements cruels, inhumains ou dégradants, à la liberté syndicale et au droit de grève. Ils interviennent dans un contexte plus large de tensions entre autorités et organisations syndicales autour des revendications sociales dans le secteur de l’eau et de l’électricité. *SEEG: Société d’énergie et d’eau du gabon Arrestations arbitraires et mauvais traitements 82

